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vendredi 6 juin 2025

De oisillon affamé à vieux hibou rassasié, c'est une chouette histoire (3eme épisode).

Résumé de l'épisode précédent : Le nid familial s'étoffe, se consolide. Je vis mon adolescence dans un lycée exceptionnel. Je découvre les matières complémentaires facultatives dont l'une d'entre elles s'accompagne de musiques bruyantes et rythmées mais mes parents ne l'entendent pas de la même oreille.

Épisode 3 - À mon tour de faire mon nid.

L'oisillon a bien grandi, il vole de plus en plus loin, de plus en plus longtemps et il ne rentre pas tous les jours au nid familial.

Les études supérieures, le service militaire, toutes ses activités font que je m'éloigne durablement du nid familial et puis un beau jour tout cela prend fin et c'est le grand saut dans le monde du travail.

J'étais un jeune oiseau plein de rêves et d'espoir, ayant à l'esprit la devise « Travail, argent et technologie ». Je pensais trouver dans un travail d'analyste-programmeur un bel épanouissement au sein d'une entreprise dynamique et soucieuse de faire une place à la jeunesse. La réalité fut tout autre.

Je n'avais pas lu "les illusions perdues" de notre illustre Honoré de Balzac et j'avais oublié de me documenter sur les règles absolument pas philanthropiques du grand capital, je l'ai appris à mes dépens.

J'avais passé trop de temps à rêver et à fumer de drôles d'herbes, j'aurai dû me contenter de déguster de suaves et embaumants camemberts bien coulants, mais ce n'était pas dans l'air de ce temps-là.

Ma vie professionnelle à durer plus de 40 ans, faite d'épreuves et de rencontres à travers lesquelles j'ai complété ma formation sur les immenses potentiels et les vastes travers de l’âme humaine, la mienne y compris. Aujourd’hui à la retraite, cette longue formation s'achèvera véritablement le jour où je quitterai ce qui restera de notre belle Terre.

image de papa et maman oiseau admirant leur oisillon
Pour ce qui est de faire mon nid, cela a pris un certain temps et plus exactement, je devrais dire pour faire notre nid. Car à mon tour, je suis devenu papa oiseau, après avoir rencontré une belle oiselle qui devint à son tour maman oiseau. Ensemble et dans la joie, nous fîmes une jolie petite oiselle qui maintenant commence à son tour à faire son propre nid et nous en sommes très fiers. Ainsi, ce poursuit le cycle générationnel.

J'ai connu mon grand-parent oiseaux et une de mes grands-mamans oiseau a été centenaire. Née en 1906, elle en aura vu de toutes les couleurs, des vertes, des murs et des pas murs. Elle n'aura pas connu LIA*, ni la COVID, mais deux guerres mondiales et la grippe baptisée espagnole**. Sur Terre, la vie est loin d'être une sinécure, parfois, on pourrait envier les poissons, les oiseaux ou tout autre bestiole, mais j'ai ouï dire qu'ils ne voyaient pas continuellement la vie en rose, non plus.

Tant que nous sommes sur Terre, alors faisons avec et il y a beaucoup à faire ici-bas, et ce n'est pas le fait d'aller sur Mars ou ailleurs qui changera la problématique des défis auxquelles les êtres humains doivent faire face, c'est ce que m'inspirait mon chat Socrate en regardant à la télé décoller les fusées porteuses de propagande en un monde meilleur, ailleurs. Il est très philosophe mon chat Socrate.



* l'intelligence artificielle.

**mais bien née aux Etats-unis.

dimanche 18 mai 2025

De oisillon affamé à vieux hibou rassasié, c'est une chouette histoire (2eme épisode).

Résumé de l'épisode précédent : j'effectue un retour vers ma vie de petit oisillon marqué par un déménagement d'Algérie vers la France dans les années 60 qui me perturbe bien moins que l'arrivée d'une dernière petite sœur dont la santé va perturber longtemps toute la couvée, parents compris.

Épisode 2 - Le nid familial gagne en robustesse.

Le nid familial gagne en robustesse, papa et maman oiseau investissent dans de la pierre. Ils attendront 25 ans pour en être propriétaire. Finis les locations, les changements de quartiers, je suis en cm2*.

Mon école d’alors se nomme l'école des Abatilles. Elle porte un nom charmant évocateur d'une eau minérale arcachonnaise bien plate mais qui saura aussi être pétillante. J'y demeurai tout juste une année et puis hop, je faisais mon entrée pour 7 ans plus 1 an de rab dans l'extraordinaire et exceptionnel lycée climatique d'Arcachon

image de l'entrée du lycée "Grand air" dans les années 60

Ce lycée climatique n'était pas banal parce que justement, il était climatique. De par la volonté de Monsieur Gustave Monod, ce lycée sanatorium est sorti du sable des dunes de la forêt landaise au sortir de la guerre de 39-45 avec la vocation d'accueillir tout plein de bronchiteux essoufflés et "d'outre-meristes" en peine d'acclimatation métropolitaine. J'ai fréquenté cet établissement durant toute mon adolescence. J'ai connu la vie de potache qui rit et la vie de potache qui pleure. 

Sans trop comprendre ce qui se passait, au milieu des odeurs de pins, du pollen, des chenilles processionnaires, et des asthmatiques, j'ai profité des vacances surprises et turbulentes de mai 68.

Ensuite, vint le temps des copains, des copines et du rock à gogo, pour s'initier à la musique, au sexe et au cannabis non thérapeutique dans ce que je nommerai les matières complémentaires facultatives par opposition aux matières obligatoires qu'étaient le français, les mathématiques, le latin, les sciences nat. et j'en passe. Je trouvai les matières facultatives beaucoup plus excitantes et je n'hésitais pas à faire preuve de zèle à leur égard. Je m'y investissais avec beaucoup d’ardeur. 

image d'un jeune oiseau avec un casque audio sur la tête, tout entier à l'écoute d'une musique

Chacun ses goûts, les miens, ils étaient plutôt rythmiques et sensuels comme ces excellents morceaux de Rythm and blues que savaient nous produire M. Otis Redding et ses complices de la STAX. L'écoute de ces musiques venues d’outre-atlantique me procurait chaleur et réconfort. Du côté de la chanson française, mes goûts d'alors me faisaient apprécier Dutronc et Antoine, tandis que les chansons d'Adamo séduisaient les oreilles de ma grande sœur. Écouter de la musique et des chansons fortement rythmées, ce fut un formidable et bruyant remède pour chasser mes craintes et ma mélancolie. Malheureusement, mes parents ne l'entendaient pas de cette oreille. Ils préféraient les voix du silence.

Quelques années plus tard, après avoir effectué un boulot d'été rémunérateur, je solutionnais ce problème, en me payant une chaîne stéréo complétée d'un vénérable et imposant casque audio. J'avais franchi une étape. "Travail, argent et technologie", ces trois mots allaient résonner longuement dans mon esprit, bien au delà des solutions à mes problèmes parentaux sonores et culturels. J'y reviendrai plus tard.

Au cours de ma vie de lycéen, j'ai fait beaucoup de rencontres; des personnes de tout âges et de tout poils en France et à l'étranger. Vivant au milieu des pins, à quelques encablures de mon lycée, j'ai eu le statut d'externe** durant toute ma scolarité. J'ai connu, une fois, la vie d'interne quand je suis allé faire un tour dans un pensionnat aux "States", comme on disait à l'époque, grâce à un valeureux et admirable professeur d'anglais qui aujourd’hui n'est plus de ce monde et je le regrette. J'aurais aimé le revoir et le remercier personnellement, mais nos parcours de vie en ont décidé autrement.


* cm2 est l’abréviation de cours moyen deuxième année à ne pas confondre avec l'unité de surface, le centimètre carré.

** l'externe c'est celui qui vit à l'extérieur de l'établissement là où les internes y mangent et y dorment. Signe du destin, ce statut là m'allait très bien, j'avais déjà en moi ce coté externe au monde de la vie sociale.

 

 

mercredi 7 mai 2025

De oisillon affamé à vieux hibou rassasié, c'est une chouette histoire (1er épisode).

C'est une histoire de plume.

Pour certains, je suis un drôle d'oiseau avec des côtés très chouettes. La réalité, c'est qu'aujourd’hui, oisillon, je ne suis plus et je ne m'en plains pas. Lisez donc.

j'ai décollé du nid familial, il y a déjà pas mal de temps et maintenant, je prends la plume pour un vous conter l'histoire d'un envol plein de gracieuses maladresses et d’enthousiasmes incompris et mal reçus.

Actuellement, je vole de mes propres ailes, mais il n'en a pas été de même lorsque j'étais oisillon.

imge d'un  "vieux" hibou consultant un album photo
Ma vie de minuscule petit volatile, c'était la vie d'un oisillon dans les années 60 quittant une Algérie qui ne serait plus française pour atterrir dans une région aux odeurs de pin pleine d'accents bordelais. Je changeais de décors et d'atmosphères. Je ne verrai plus le bleu de la mer méditerranée, mais je découvrirai le vert profond de l'océan Atlantique et bien d'autres choses encore. Ces changements environnementaux ne m'ont pas particulièrement bouleversé. Mes parents avaient fait en sorte que tout se passe bien, j'avais une vie scolaire bien réglée et tout cela fut un bon moyen pour reprendre des marques et des repères stabilisants. 

En 1964, j'avais déjà une grande sœur, mais une petite sœur arriva et avec elle ma vie changea. À ce moment-là, j'avais l'âge de raison et certaines choses ne tournaient plus très rond autour de moi. On comptait un oisillon de plus dans le nid douillet et pour papa et maman oiseau ce ne fut pas une sinécure, car le nouvel oisillon était né avec une fragilité certaine et cela nécessita que l'on s'en occupât plus que les autres. L'équilibre était rompu. Ça gazouillait plus trop à la maison. 

Ce fut un bouleversement aux conséquences profondes pour tous les petits et grands oiseaux de la famille. Chacun y laissa des plumes, mais ce ne furent pas les mêmes."Handicapé un jour, handicapé toujours, on est tous des handicapés ! " disait mon cousin Achille en regardant son douloureux talon. Il n'avait pas tort mon cousin grec.

Être parent et devoir affronter tous les problèmes inhérents à la santé déficiente de son enfant est une épreuve qui peut être longue et douloureuse pour toute une famille. Parents et enfants ne sont pas automatiquement dotés des qualités nécessaires et suffisantes pour faire face sereinement à ce genre d'épreuve où se mêlent étroitement affectif, intuitif, cognitif, psychologique, dit et non-dit. Nous ne sommes pas tous préparés équitablement pour affronter ce genre d'épreuve interminable. Nous la subissons et puis à travers un processus d'apprentissage nous essayons de la supporter, mais nous en gardons des séquelles plus ou moins visibles, plus ou moins bien cicatrisées.

"Au pays de la pommade et des tranquillisants, tout va très bien !" me disait hier encore en chantant un employé de la Marquise de Ventura*.

La vie m'en avait mis un coup sur le bec, mais un peu plus tard, en bon résilient qui s'ignore, cela ne m'empêchera pas de décoller de mon nid.

Fin du 1er épisode.

* C'est un clin d’œil à la chanson "Tout va très bien madame la marquise", un des grands succès de l'orchestre de Ray Ventura.


vendredi 11 avril 2025

La chanson de tonton, une chanson pleine de moutons

Je dédie ces paroles au monde festif et coloré de la transhumance des moutons avec une pensée particulière pour les troupeaux pyrénéens et plus particulièrement les troupeaux béarnais et leurs accompagnants qui n'hésitent pas à faire des kilomètres à pied en usant leurs souliers, tout en chantant que cela les use énormément. Pour rassasier leur amour du mouton et des expressions populaires, je leur propose de compléter leur répertoire, en chantant de la plus belle manière qui soit, les paroles suivantes.

Mou, mou, tonton, mou, mou

Mou, mou, tonton, mouton.

C'est le refrain de tonton.

C'est sa chanson de couillon. 

(refrain à chanter 2 fois* bêlatissimo crescendo)


Image du tonton chantant au mileu de ses moutons
Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour du mouton.

Par un froid de canard,

Il n'y a plus un chat,

J'en ai la chair de poule.

 

Mou, mou, tonton, mou, mou

Mou, mou, tonton, mouton.

Je reste dans le ton,

Le ton de mon tonton.

(refrain à chanter 2 fois* bêlatissimo crescendo)

Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour du mouton.

Je me donne un mal de chien,

Il pleut comme vache qui pisse,

C'est à devenir chèvre.

 

Mou, mou, tonton, mou, mou

Mou, mou, tonton, mouton.

Y a un peu trop de mou,

Faudra changer de ton.

(refrain à chanter 2 fois* bêlatissimo crescendo)

 

Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour du mouton.

Parler comme un perroquet,

Il y a anguille sous roche,

Tout ça file le bourdon.


Mou,mou, tonton, mou,mou

Mou,mou, tonton, mouton.

C'est ton refrain, tonton

Y en a ras le pompon 

(refrain à chanter 2 fois* bêlatissimo crescendo)
 

* La répétition du refrain favorise les effets de chœur à l'unisson et les chorales béarnaises en sont particulièrement friandes et demandeuses. Le bêlatissimo indique que l'on doit chanter avec un vibrato très prononcé, très accentué à la manière de nos chères bêtes à laine.

vendredi 28 mars 2025

Les mots de ma cuisine, une chanson pleine d'expressions

imge de mots dans ma cuisine sur différents supports

 

Par ici la bonne soupe,

Avoir un cœur d'artichaut,

Bon comme la romaine.

C'est pas de la tarte,

Arrêtez de me raconter vos salades.

Allez vous faire cuire un œuf,

J'en ferai pas tout un fromage.

Vouloir le beurre, l'argent du beurre et la crémière.

C'est la cerise sur le gâteau. 

 

Avoir de la bouteille,

Être une bonne poire,

Mettre la main à la pâte.

C'est pas de la tarte,

Arrêtez de me raconter vos salades.

Allez vous faire cuire un œuf,

J'en ferai pas tout un fromage.

Vouloir le beurre, l'argent du beurre et la crémière.

C'est la cerise sur le gâteau.

 

Avant que ça tourne au vinaigre,

Ne tombez pas dans les pommes.

Je mets les pieds dans le plat,

Les carottes sont cuites.


mercredi 19 mars 2025

Toba et la courgette géante bleue

Les légumes deviennent de plus en plus gros, professeur ! Les légumes deviennent de plus en plus grands, professeur ! Trop tard, ils nous dépassent, professeur !

Ces phrases auraient pu être tirées d'un film ou d'un roman de science-fiction. Il n'en est rien.

Image de M. Primeur, marchand de légumes coupant des tranches dans une courgette géante bleue

Le gigantisme légumier et fruitier est à nos portes. Qu'on se le dise mais doit-on sonner le tocsin ?

Comme toujours, certaines personnes s'en réjouissent pendant que d'autres se lamentent, à tort ou à raison.

Posons le débat : acheter une courgette de 1m80 et pesant 55kg n'a pas que des avantages. Seuls les costauds pourront les porter à bout de bras mais quid de nos ménagères peu musclées ?

Mesdames et Messieurs les agronomes, je dis qu'il faut y réfléchir à deux fois avant de nous proposer "l'improposable"😒. 

Je ne vois qu'une solution, acheter la courgette en tranche comme on achète jambons et autres saucissons. 

Personnellement, j'en goûterai bien des bleues aux saveurs de chorizo. Rendez-vous compte, ce serait du plus bel effet. C'est le succès garanti lors de votre prochaine raclette-party👍. Vous pourrez impressionner vos amis, vos collègues, votre chef de service à n'en point douter. La réussite sera au bout de votre courgette géante bleue des Açores.  J'ai ouï dire que ce sont les meilleures, sous réserve des vérifications d'usage. 

On est jamais trop prudent, les copies se répandent partout, mais rien ne vaut l'original. La couleur est Le critère numéro un. N'est pas courgette bleue qui veut et, cette belle couleur ne se discute pas, sauf pour les daltoniens et autres troublés de la vision. Moi-même il m'arrive d'être troublé, mais je n'en dirai pas plus, ce serait hors sujet.

J'aurai pu, aussi, vous parler de la fraise qui pèse 1kg et qui mesure plus de 60 centimètres, mais j'ai encore quelques petites recherches à peaufiner. Et les petits-pois qui font la taille d'une orange. Est ce que cela ne mériterait pas que l'on s'y intéressât, ne croyez vous pas ?

Je n'insisterai pas plus, je dois aller m’occuper de mes petits choux bruxellois. Je sais, ce n'est pas très drôle les histoire de choux, mais il faut bien vivre 😋.


vendredi 14 mars 2025

Bureau ovale ou casino ? Croupier ou président ?

Quand l'incontournable Donald Dump* n'y va pas avec le dos de la cuillère, on peut se poser la question ?  Le dos de la cuillère ce n'est pas n’importe quoi. 

Image du président, dans son bureau ovale, avec sa roue de la Fortune

Petit rappel : pour les mangeurs de soupe, le dos de la cuillère est à proscrire. La partie creuse de l'ustensile sera largement plus recommandée et appréciée. Dans le cas de Donald, je pencherai plutôt pour une cuillère de taille conséquente voir une louche de grande contenance. Quitte à faire en grand autant ne pas prendre une ridicule petite cuillère. Un grand personnage ne doit pas lésiner sur les moyens à utiliser pour arriver à ses fins et encore moins sur la taille de ses couverts. Tout cela n'est que respect et proportionnalité. À grand homme, grand couvert !

Maintenant retour au casino et à sa fameuse roue.

Monsieur Donald à trouver un bon moyen pour distraire ses administrés et ses collaborateurs. Il prend ses décisions en faisant tourner la roue présidentielle qui est installée dans son bureau ovale. 

Roue installée à sa demande lors de sa prise de fonction et qui est considérée par tous ses admirateurs comme la roue symbolique de sa grande fortune qu'il sait particulièrement bien partagée et mettre à profit pour l'ensemble de ses concitoyens**, et même au-delà. Un de ses proches murmure qu'une roue ovale serait à l'étude pour donner davantage de cohérence à l'ensemble du mobilier présidentielle. On n'en dira pas plus, tout cela est encore sous le sceau du Secret Défense. 

Le principe de fonctionnement de la roue présidentielle est simple : à chaque division de la roue correspond une réponse possible en vue de répondre à une question cruciale. 

Les choix de taux en tout genre se prêtent particulièrement bien à l'usage de cette roue de la Fortune. Les droits de douane plus particulièrement à ce que l'on m'a dit.

Il semblerait que beaucoup de ses proches pousseraient à la roue tellement ils adorent ça. Même qu'il y aurait des parieurs au sein de la maison pâle, mais c'est juste un bruit, un "noise" comme ils disent là-bas. J'espère qu'il ne deviendra pas trop gros le "noise".

______________________________________


* Dump est parfois remplacé par Duck pour les anglophones, fans des premiers personnages imaginés par Walt Disney et son équipe.

** Je l'ai écrit en seul mot, parfois je songe à l'écrire en deux mots bien distincts. La langue française est une bien belle langue.

mardi 11 mars 2025

Victor, demain, dès l'aube, je partirai.

image de Victor HUGO pianotant sur son ordinateur
 

J'avais envie de m'amuser à écrire un poème en combinant ludiquement, un poème de Victor Hugo, l'usage de l'IA et ma petite inspiration. 


Je suis parti du très classique "Demain dès l'aube .." pour mieux m'en éloigner et passer très vite à "Après-demain...". 

 

Aujourd’hui, sans aucune prétention, je vous en livre un résultat audacieux. J'aurai pu signé Victor Algo.

 

 

 Victor, demain, dès l'aube, je partirai.

Après demain, je saurai si tu m'attends.

Dans trois jours, le bonheur je le prendrai.

À la fin de la semaine, mon âme sera en suspens.

 

Deuxième quinzaine, je m'accorderai à penser.

Le mois prochain, venu de loin, s' entendra un grand bruit.

Le trimestre fini, je regretterai mes pensées,

Et au semestre suivant, à moi, s'offrira de beaux fruits.


Une longue année s'écoulera sur ma tristesse qui retombe.

Aucun quinquennat n'effacera l'amour et la chaleur,

Ni même un septennat et la vue d'une colombe,

En ce siècle de peu de foi, où se glorifie le footballeur.


Je te dis au revoir, je te dis à toute à l'heure.

jeudi 6 mars 2025

Parlez-moi d'humour, mais pas d'humour de Berlin, ni d'humour des lamentations.

Aujourd’hui, je vous invite à lire une parodie très personnelle des paroles de la fameuse chanson "Parlez-moi d'amour"*.. 

l'image d'une femme riant aux éclats

Parlez-moi d'humour,
Redites-moi des choses drôles,
Vos vils calembours,
J'en pleure encore, j'en rigole.
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces blagues extrêmes :
Tant je les aime.

Vous savez bien
Que dans le fond, je n'y entends rien,
Mais cependant je veux encore,
Écouter ces sornettes que j'adore,
Vos bons mots aux sons pétillants,
Qui explosent en pétaradant,
Me réduisent la rate en cendres,
Et malgré moi je veux les comprendre.

Parlez-moi d'humour,
Redites-moi des choses drôles,
Vos vils calembours,
J'en pleure encore, j'en rigole,
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces blagues extrêmes :
Tant je les aime.

Il est si bon
Mon cher butor, d'être un peu con,
J'ai bien le temps d'être grand-mère,
De croire aux lotions capillaires,
Le rire est si vite oublié,
Sans cesse il faut le réveiller,
De la neurasthénie, éloignons-nous,
Du grand Zazou, rapprochons-nous.

Parlez-moi d'humour,
Redites-moi des choses drôles,
Vos vils calembours,
J'en pleure encore, j'en rigole.
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces blagues extrêmes :
Tant je les aime.

* Vous pouvez lire ici les paroles originales écrite par Jean Lenoir

mercredi 26 février 2025

Plus court, plus vite, en un mot PCPV


Dans la série les recettes méconnues du père de Papa Fluc, je vous propose aujourd’hui sa recette n°1 : savoir-faire court ou la recette "SFC du PPF". 

PPF, acronyme du père de Papa Fluc, avait pour principe numéro un de tout abréger. Cette dernière phrase aurait donné, dans son style incomparable, "le PPF avait pour PPNU de tout abréger". Le PPF avait un don certain pour faire des acronymes qui se conçoivent, très bien pour les initiés, un peu moins aisément pour les néophytes.

l'image d'un écran saturé de sigles et d'acronymes en tout genre
Le PPF savait vivre avec son temps. Ce qui, remarquablement comprimé, devient le PPF savait VAST. Et vous, vous savez VAVT ?

C'est autrement plus impressionnant d'affirmer à quelqu'un : moi je VAMT. Cela vous classera bien au-dessus de la moyenne du commun des mortels lors d'un entretien d'embauche.  Devant un recruteur, sachez ne rien négliger. Le PPF l'avait bien compris ou, plutôt le PPF l'avait BC. 

Et vous, vous avez bien BC ?

Nous n'irons pas plus bas à cette heure, les enfants ne sont pas tous couchés.

Sigles, acronymes, abréviations, tout cela sent le mystère, les codes secrets pour se donner de l'importance. Tout le monde ne peut pas être membre d'un service secret, mais certains aiment à se le faire croire. Bientôt, j'adhérerai à l'AJBFD¹ et je postulerai au PGPATJBF² pour la joie des ALBJTBQVV³. Tout le monde aura compris l'intérêt de la chose. Un blog stratégique comme le mien, doit se prémunir contre toutes les cyber-investigations venant de partout et de nulle part.

Le père de Papa Fluc était un sacré visionnaire. Je le soupçonne d'avoir échoué à l'entretien d'embauche de la DGSE. Ceci dit, il faut savoir reconnaître que les administrations sont très douées, tant elles savent nous proposer sigles et acronymes, plein de saveurs inoubliables comme la CAF, la CPAM,... et sans oublier ma contribution personnelle avec la CAMPCM4.

Je termine en vous souhaitant une bonne méditation, sans vous prendre la tête ou BMSVPT, faites votre choix.


¹ AJBFD : Association des Joyeux Blogueurs Farceurs du Dimanche

² PGPATJBF : le Plus Grand Prétendant Au Titre de Joyeux Blogueur Farceur

³ ALBJTBQVV : les Adorables Lecteurs du Blog de Jean Toba le Blog Qui Vous Va

4 CAMPCM : la Caisse À Mon Pote Charli de Ménilmontant 





mardi 25 février 2025

Mon petit coach m'a dit.


—  Jean tu veux être drôle, tu veux faire rire ? Tu veux qu'on rit de toi ? Tu veux être la risée des blogueurs ? C'est ça que tu veux, mon petit Yan-you ? me dit M. Bleauguer d'un ton inqualifiable.

—  M. Bleauguer, je cherche juste à faire des articles qui distraient, lui répondis-je. Avais-je bien répondu ? Me questionnais-je gravement.

—  Le temps serait-il à la distraction ? me rétorqua-t-il.

—  Il y a un temps pour tout, M. Bleauguer. Un temps pour rire, et puis un autre temps pour moins rire, lui répondais-je, assez satisfait de ma réponse qui semblait lui avait cloué son gros bec.  M.B. ne répondit pas tout de suite. Il pris le temps de me gratifier d'une de ses plus cruelles moues à faire pâlir Freddy les Grandes Griffes dans la nuit.

—  Ah ah, tu ne crois pas si bien dire, mon lascar, éructa-t-il sous l'emprise d’ahurissantes secousses nerveuses qui lui faisaient tressauter les épaules. J'en restai estomaqué quelques secondes.

—  Nous sommes d'accord, M. Bleauguer, nous sommes doublement d'accord. Je reconnais là, en vous, l'homme providentiel, le grand coach, le mécène que ma bonne Antonia, pleine de mansuétude, avait su voir en vous, dis-je d'un ton super posé et ponctuant à souhait, chacune de mes phrases.

— Antonia, connais pas, répondit-il sans sourciller.

— Vous ne l'a connaîtrez plus, c'était une belle et robuste écailleuse des bords de la Leyre, disparue trop tôt, mais au regard et aux paroles inoubliables. Elle savait vous balancer des boudiou, mon drôle à vous faire tenir au garde-à-vous tout le Cadre noir de Saumur un soir de gala et, je ne plaisantais pas.

— Bon, bon, tu veux distraire ...alors dix, treize ans, pas plus comme disait le génial Beauby de La Pointe de Pézenas, rajouta M.B. aussi fin, historien de l'humour que, mécène coacheur, dans la catégorie poids lourd.

— Et quand je te dis, Verti, tu penses à quoi ? conclus-je, non sans malice.

— Je pense à l'air de La Tratoria de Giuseppe, ha,ha,hA,hA ! répondit-il du tac au tac et sans nul grattage de sa part.

image de Giuseppe Verdi chantant l'air célèbre de La Traviata tout en cuisinant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon coach m'avait scotché, effaré, j'en restai coi.